Nos propositions pour le bien-être animal
Contexte
Les animaux – domestiques, liminaires ou sauvages – partagent notre quotidien. Ils s’adaptent à nos modes de vie, parfois en recherchant notre présence, parfois en nous évitant. Nos villes et villages sont aussi leurs territoires. Pourtant, leur sort n’est pas suffisamment pris en compte dans les politiques publiques locales.
Nous proposons de faire de la condition animale un axe à part entière de l’action municipale pour organiser une cohabitation apaisée entre humains et animaux et lutter contre les maltraitances.
A Nice :
Faune liminaire mal gérée : rats, pigeons, renards, sangliers… sont surtout considérés comme “nuisibles”, avec des campagnes de dératisation, de piégeage ou de destruction souvent cruelles, inefficaces et dangereuses pour d’autres espèces. Cf les campagnes de dératisation de la compagnie Abioxir. Les oeufs de goëlands sont “tués” par drône dans les nids.
Animaux de compagnie parfois fragilisés : difficultés d’accès aux soins vétérinaires pour les personnes précaires, manque d’espaces vraiment adaptés en ville (?)
Élevage et alimentation : demande de plats végé quotidien dans les cantines
1. NOTRE APPROCHE : FAIRE DE LA CONDITION ANIMALE UN PILIER DE L’ACTION MUNICIPALE
Notre projet part de trois principes :
Reconnaître la sentience animale : les animaux ressentent douleur, stress, plaisir. Les décisions municipales doivent aussi être évaluées à l’aune de leur impact sur leur bien-être.
Cohabitation apaisée : organiser la ville pour permettre une cohabitation digne entre humains et animaux (liminaires, sauvages, domestiques), en privilégiant les solutions préventives et non létales.
Vision globale du vivant : articuler étroitement biodiversité et condition animale, pour une politique cohérente du vivant, qui intègre dimension écologique et sociale.
2. NOS PRINCIPALES ORIENTATIONS ET MESURES CONCRÈTES
a. Faire de la condition animale une compétence municipale à part entière
Recréer une délégation “Condition animale” confiée à un élu identifié, dotée d’un budget propre, chargée de coordonner toutes les politiques impactant les animaux (domestiques, liminaires, sauvages).
Assurer une coordination condition animale / biodiversité afin que la faune sauvage et liminaire soit gérée en tenant compte de sa sensibilité, et non plus seulement sous l’angle des “nuisances”.
Intégrer une clause “bien-être animal” dans tous les marchés publics, concessions et autorisations : restauration collective, événements soutenus, campagnes de dératisation, communication, etc.
Former la police municipale et les services concernés à la maltraitance animale et aux conditions de détention sur la voie publique, et faire respecter les arrêtés de protection animale.
b. Organiser une cohabitation pacifique avec les animaux liminaires et la faune sauvage
Privilégier la gestion non létale et non toxique des populations de rats, pigeons, sangliers, goélands etc. :
diagnostic préalable (comptage, analyse des causes),
actions préventives (propreté, poubelles sécurisées, interdiction du nourrissage anarchique),
solutions alternatives (stérilisation, pigeonniers contraceptifs, gestion écologique avec prédateurs quand c’est possible).
Favoriser la création et le financement de centres de soins pour la faune sauvage, refuges et sanctuaires, sur le modèle des fourrières, avec un soutien matériel et financier de la collectivité. (métropole NCA surtout du coup)
c. Développer une culture du respect du vivant dès le plus jeune âge
Inscrire l’éthique animale et le respect du vivant dans le Projet Éducatif Territorial (PEDT), dès 5 ans, en s’appuyant sur la loi “maltraitance” de 2021 et le tissu associatif local.
Organiser des actions éducatives pour enfants et adultes : expositions, projections, ateliers philosophiques, visites guidées pour comprendre la vie des animaux liminaires, sauvages ou d’élevage.
Former les agents municipaux (police, écoles, services techniques, bailleurs sociaux) pour qu’ils soient capables d’identifier la maltraitance et d’agir avec respect envers les animaux.
Veiller aux fermes pédagogiques : privilégier l’accueil d’animaux recueillis ou abandonnés, gestion par des associations de protection animale, abandon des fermes mobiles. Cf la ferme des moulins - essayer de multiplier ce type de structure où le territoire le permet
d. Sortir des divertissements fondés sur l’exploitation animale
S’opposer à la présence de cirques avec animaux sur le territoire communal :
refus de mise à disposition de terrains ou salles,
refus de toute aide directe ou indirecte,
lutte contre l’affichage sauvage et la publicité illégale.
Refuser tout soutien financier aux cirques avec animaux, corridas, écoles taurines, aquariums et delphinariums (subventions, exonérations, achats de places pour scolaires, etc.).
Développer et soutenir des spectacles alternatifs sans animaux, populaires et conviviaux, en les aidant en locaux, communication, logistique, subventions.
Garantir le droit de manifester des opposant·es à ces pratiques, dans le respect des règles de sécurité.
e. Protéger les animaux de compagnie et accompagner leurs gardien·nes
Refuser la location de salles municipales pour des salons de vente d’animaux (chiots, chatons, NAC), qui transforment les animaux en produits d’exposition et encouragent les achats impulsifs.
Créer des parcs canins dans chaque quartier pensés avec les habitant·es, permettant la socialisation des chiens le lien social entre propriétaires.
Lutter contre l’abandon et la maltraitance :
campagnes de sensibilisation,
soutien financier et matériel aux refuges et associations,
relais des obligations légales (identification, stérilisation des chats, etc.).
Faciliter l’accès aux soins vétérinaires pour les personnes précaires (création et subvention de dispensaires, participation aux dispositifs type “Vétérinaires pour tous”, aides ciblées).
Améliorer la propreté urbaine : canisettes, sacs, poubelles adaptées, formation des agent·es, et verbalisation des incivilités.
Soutenir l’accueil des animaux en EHPAD et centres médico-sociaux en accompagnant les structures (matériel, médiation animale, partenariats) pour qu’aucune personne vulnérable n’ait à choisir entre un toit et son animal.
F. Orienter l’alimentation publique vers une offre plus éthique et végétale
Proposer une alternative végétarienne à chaque repas dans les cantines municipales, avec au moins un repas végétarien et un repas végétalien par semaine, fondés sur des protéines végétales variées. Actuellement à Nice un repas végé par semaine.
Conditionner les achats de viande, d’œufs et de produits laitiers à des critères stricts de bien-être animal : bio ou plein air, origine France, cahier des charges renforcé.
Interdire les poissons issus de la pêche en eaux profondes ou électriques dans la restauration collective municipale, privilégier les filières les moins impactantes.
Généraliser des repas bio, locaux et majoritairement végétaux lors des réceptions officielles de la Ville.
NOS MESURES PHARES
100 % des marchés publics et conventions municipales intégrant une clause bien-être animal d’ici la fin du mandat.
Généralisation d’une alternative végétarienne quotidienne dans toutes les cantines municipales.
Soutien systématique (financier ou matériel) aux refuges et structures d’accueil partenaires, afin que tout animal abandonné ou liminaire blessé sur le territoire communal et métropolitain puisse être pris en charge.
Création d'un dispensaire vétérinaire communal.
Création d’un cimetière communal pour animaux.
Faciliter l’accès aux soins vétérinaires pour les personnes précaires.
Ensemble, préparons un avenir plus abordable et serein pour Nice. Les 15 et 22 mars votez et faites voter pour la liste "Unis pour Nice" !
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